Le Bouddhisme en Thaïlande

Le Bouddhisme en Thaïlande

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Le Bouddhisme en Thaïlande

Le bouddhisme en Thaïlande est profondément ancré dans la culture, la tradition et la politique. Mais quelle est la philosophie et les principes du bouddhisme tel qu’il est pratiqué au Royaume de Siam ?


Origines & évolution du bouddhisme

Le fondateur du bouddhisme est Siddhârta Gautama, un prince indien né entre le VIème et le IVème siècle avant Jésus Christ. Ce dernier abandonna son statut et ses privilèges pour consacrer sa vie à ce qu’il appelait la recherche de l’illumination. Il étudia aux côtés de gurus importants, vécut un temps en ermite, pratiqua la méditation intensive, forma des disciples et créa le plus vieil ordre monastique au monde, le Sangha.

Aujourd’hui, le bouddhisme se compose de deux écoles majeures, le Theravada et le Mahayana. Alors que les bouddhistes Mahayana vénèrent plusieurs bouddhas et bodhissatvas, ceux qui se revendiquent de la mouvance Theravada ne prient qu’un unique bouddha, Siddhârta Gautama, le fondateur originel.


Principes du bouddhisme en Thaïlande

En Thaïlande, c’est le bouddhisme Theravada qui est pratiqué par plus de 90% de la population. On ne sait pas précisément à quelle date ce dernier fit son apparition dans le pays. Cependant, la plupart des chercheurs s’accordent à penser que cette religion fut importée dans cette partie de l’Asie du Sud-est, au cours du IIIème siècle avant Jésus Christ, par des missionnaires bouddhistes indiens de l’Empire d’Asoke.

Le dogme bouddhiste se fonde sur les Quatre Nobles Vérités que sont Dukha (la souffrance), Samudaya (la cause de la souffrance), Nirvana (la fin de la souffrance) et Marga (le chemin vers la fin de la souffrance).

Le bouddhisme part du principe que la souffrance est inévitable dans la vie. Outre la souffrance liée à la naissance, à la maladie, à la déception, au découragement, au deuil, à la détresse ou encore à la mort, l’Homme est également confronté au déplaisant et à l’incapacité d’accomplir ces objectifs.
Pour les bouddhistes la principale cause de la souffrance est le désir (envie, attrait pour la richesse ou le pouvoir, etc…).

Le Nirvana, c’est-à-dire la fin de l’état de souffrance, ne peut être atteint que par la volonté et le self control ; en aucun cas par le biais de dieux ou de leaders spirituels les représentant.

Selon la croyance bouddhiste, celui qui atteint l’illumination (en d’autres termes le Nirvana) se retrouve dans un état de non-souffrance et de non-existence, se libérant ainsi du poids d’une réincarnation future.

Selon la doctrine bouddhisme du karma, faire le bien contribue à obtenir du bien en retour alors que faire le mal attire irrémédiablement les problèmes. Ainsi, il est très important pour un bouddhiste de faire régulièrement le bien pour s’assurer que son karma est bon : on dit alors que le pratiquant fait les mérites (cela peut par exemple consister en un don quotidien aux moines durant leur tournée matinale quotidienne pour récolter de la nourriture).


Tradition monastique thaïlandaise

Il n’est pas rare pour les jeunes bouddhistes thaïlandais de moins de 18 ans d’embrasser de façon temporaire la vie monastique (de quelques jours à quelques mois) pour apporter du mérite à l’ensemble de leur famille. Durant cette période d’apprentissage, les novices reçoivent un enseignement religieux de moines confirmés et apprennent à méditer.

C’est généralement à l’approche de la retraite monastique annuelle de la saison des pluies, entre Juillet et Octobre, que la plupart des jeunes hommes du Siam font le choix de devenir novices et de s’initier à la vie de moine bouddhiste.

 

Crédit photo : https://www.flickr.com/photos/kamgtr/



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